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2 - LE RINCAGE :Par son action physique le rinçage élimine les matières organiques résiduelles et toutes traces de détergent qui pourraient interférer avec le produit de désinfection utilisé ultérieurement entraînant la formation de précipités altérant la qualité des optiques des endoscopes et/ou inhibant l'activité antimicrobienne du produit. - Le rinçage doit être pratiqué dés la fin du nettoyage. Lors du rinçage, il convient de pratiquer une très bonne irrigation de tous les canaux. - L'eau du réseau suffit pour ce rinçage qui doit être abondant, sous le robinet.
3 - LA DESINFECTION :Selon l'AFNOR, la désinfection est une opération au résultat momentané permettant d'éliminer ou de tuer les micro-organismes et/ou d'inactiver les virus indésirables portés par des milieux inertes contaminés, en fonction des objectifs fixés. Le résultat de cette opération est limité aux micro-organismes présents au moment de l'opération ( AFNOR NFT 72 101 ). La désinfection se fait par immersion et trempage dans une solution d'un produit désinfectant bactéricide, fongicide et virucide*, sans activité détergente, dans l'eau froide du réseau. Actuellement le produit de référence est le glutaraldéhyde en solution à 2%**, d'autres produits peuvent ou pourront être utilisés s'ils satisfont les critères décrits ci-dessus (bactéricidie, fongicidie et virucidie*). Le temps de trempage est fonction de l'objectif poursuivi :
* Sous réserve d'études complémentaires pour le virus de l'hépatite C.
La qualité micro biologique exigible est fonction du site exploré. Plusieurs facteurs interfèrent sur la qualité du résultat, outre le temps de trempage: - La température de l'eau du bain.- La qualité du nettoyage qui doit être parfait.- La dureté de l'eau.- La concentration en produit actif.
* Qui doit répondre aux normes AFNOR NFT 72 150 ou 151 SPECTRE 5, NFT 72 180, NFT 72 200 ( pour Candida albicans ) et éventuellement NFT 72 190. ** Bien que certains produits puissent être actifs en solution 1%. *** En ce qui concerne le risque de contamination représenté par les agents transmissibles non convientionnels, se reporter à la circulaire DGS/DH n°100 du 11 décembre 1995 relative aux précautions à observer en milieu chirurgical et anatomopathologique face aux risques de transmission de la maladie de Creutzfeld-jacob.
La fréquence de renouvellement de la solution du bac de trempage est fonction de la fréquence de son utilisation, c'est à dire du nombre d'endoscopes désinfectés dans l'unité d'endoscopie. L'évaporation du produit aldéhyde et l'immersion des endoscopes nettoyés et rincés entraînent une dilution du principe actif. Les procédés proposés couvrant l'ensemble des risques infectieux en endoscopie digestive et respiratoire, il n'est pas nécessaire de recourir à des procédures particulières pour les patients immunodéprimés, mais il serait préférable d'examiner ces patients en début de séance d'endoscopie.
4 - LE RINCAGE TERMINAL :Le but du rinçage terminal est d'éliminer toute trace de désinfectant sur le matériel, sans compromettre le résultat. Les manipulations se font avec des gants à usage unique,
propres ou stériles selon le type d'endoscopie. - la qualité de l'eau de rinçage dépend de la nature de l'acte endoscopique.
Le rinçage doit être pratiqué avec :
Si l'endoscope n'est pas utilisé immédiatement, il doit être séché à l'air médical.
5 - LE STOCKAGE ET LE TRANSPORT :La plupart des mallettes de rangement sont totalement inadaptées au stockage des endoscopes et ne doivent pas être utilisées pour le transport des endoscopes souillés en raison de l'emploi de mousses qui ne sont ni lavables ni désinfectables.
5-1. Le stockage.Les endoscopes doivent être stockés dans un endroit propre et sec, à l'abri de toute source de contamination microbienne. Avant le début d'un programme d'endoscopie et/ou lorsque l'endoscope a été stocké pendant douze heures ou plus, une désinfection par immersion pendant 10 minutes dans une solution de produit désinfectant suivie d'un rinçage, de qualité équivalente à celle préconisée au point 4 s'impose avant le premier acte endoscopique.
5-2. Le transport.L'idéal est d'utiliser un moule "ad hoc" facile à désinfecter, et surtout de veiller à ce que la qualité du résultat obtenu par la désinfection ne soit pas compromise. En cas de geste endoscopique au lit du malade, il est impératif de pratiquer immédiatement la première phase de nettoyage. En aucun cas, après leur utilisation, les endoscopes sales ne sont transportés dans leur mallette d'origine.
6 - NETTOYAGE ET DESINFECTION DES ACCESSOIRES.Les accessoires et instruments doivent être nettoyés très soigneusement, stérilisés si possible ou à défaut désinfectés avec le même niveau de qualité que l'endoscope. Les instruments à visée invasive, tels que pinces à biopsie, doivent être stérilisés. L'emploi de matériel à usage unique est préférable.
7 - LES LOCAUX.Spécifiques pour le traitement des endoscopes, les locaux seront situés à proximité des salles, ventilés correctement et au mieux équipés de hotte à toxiques pour l'élimination des vapeurs d'aldéhydes, adaptés sur le plan ergonomique aux conditions de travail du personnel, munis de préférence d'éviers de qualité déterminée pour le lavage et le premier rinçage, de bac à fermeture hermétique pour trempage dans la solution désinfectante.
8 - LA SECURITE DU PERSONNEL.Le personnel chargé de la désinfection des endoscopes, doit recevoir une formation spécifique sur les procédés de désinfection du matériel et une information sur les risques liés à la manipulation des substances toxiques et dangereuses. Il convient de rappeler au personnel la nécessité de respecter les précautions universelles pour la prévention des accidents liés à l'exposition au sang. Le port de lunettes protectrices, de masque et de gants est recommandé pour se prémunir contre les projections de produit toxique. Tout incident ou accident survenant lors de la manipulation des endoscopes, des accessoires et/ou des produits utilisés doit être signalé au service de médecine préventive du personnel de l'établissement. Dans un souci de traçabilité, l'enregistrement des actes d'endoscopie doit faire l'objet d'une démarche comparable à celle des actes opératoires.
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